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ellifalniala
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Publication d'écrits divers destinés à être regroupés en un ou plusieurs livres
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Blog Livre
Date de création :
30.04.2007
Dernière mise à jour :
01.05.2007
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Pardon ?

Posté le 01.05.2007 par ellifalniala
CHAPITRE 1 : PREAMBULE A LA REGLE

Depuis la nuit des temps les humains ont toujours obéi, tout comme les autres animaux, à la loi du plus fort. Combien de stratagèmes ont-ils été employés dans le but d’obtenir cette fonction de chef si convoitée, combien de manigances, de lâchetés, de promesses non tenues se sont accumulées au cours de ces milliers d’années d’évolution de la race humaine ?
Le meilleur moyen d’obtenir le pouvoir fut peut-être d’être à la fois le plus malin, le plus serviable et le plus fort. Mais ce fut bien souvent par le seul moyen de ses muscles que le chef s’imposait. Celui là, comme il était le plus lâche n’hésitait pas à user de sa force sur les plus faibles pour en obtenir la soumission, puis un jour un plus fort que lui le chassait ou le tuait et faisait à son tour trembler le groupe. Parfois pourtant, l’un de ces meneurs, moins vil que ses prédécesseurs s’imposait pour rétablir l’équité. La grande différence entre les autres animaux et ces hommes tenait dans le fait que le chef, chez les animaux, n’usait de sa force que pour défendre son clan ou pour nourrir sa famille alors que l’homme s’est souvent servi de sa position pour s’enrichir et obtenir un maximum d’avantages personnels, au détriment, dans bien des cas, du bonheur de ses semblables. Pour arriver à ses fins, le chef de l’homme s’affubla d’une myriade de titres pompeux. Il commença chef tout simplement, on peut espérer d’ailleurs qu’à l’origine ce fut le plus fort mais aussi le plus sage qui obtint ce poste, mais bien vite il fallut inventer quelque chose pour garder ce pouvoir dans la famille. Il fut donc décidé que les enfants du chef seraient chefs et on les appela barons, ducs, marquis, comtes ou bien rois ou empereurs. Ainsi donc la même famille pourrait continuer à régner sans faire preuve de force, de bravoure, de sagesse, ni même d’intelligence et pour cela il suffisait de savoir avilir la petite cour qui gravitait autour de ces seigneurs, chose très facile tant l’appât des faveurs et du gain est fort chez pas mal de nos serviles semblables. Ainsi naquirent ces titres pompeux divers qui, il faut tout de même l’avouer, récompensaient parfois des personnes remarquables à plus d’un titre. Les siècles passèrent donc tant bien que mal. A des rois fous succédèrent d’autres particulièrement intelligents, des rois belliqueux engendrèrent des rois saints et des lâches laissèrent après leur mort une descendance de braves. A des périodes d’horreur succédèrent des temps de calme relatif, les chefs rois se transformèrent en chefs empereurs et en chefs présidents, mais dans un grand nombre d’endroits la zizanie continua de régner.
L’une des caractéristiques principales de tous ces chefs a toujours été de tenter d’obtenir la parfaite obéissance des peuples. Pour arriver à ce but la meilleure façon était de susciter la crainte au moyen de grandes affirmations. Dans les esprits s’installait alors un certain doute puis une croyance tenace maintenue souvent au moyen de méthodes musclées, savamment élaborées par les membres assoiffés de pouvoir de puissantes institutions. Ainsi, qui aurait osé rire au nez du druide affirmant que le ciel tomberait sur la tête de tous si l’on ne respectait pas certaines règles et certains rites ? Certainement pas les pauvres Gaulois qui avaient bien du mal à empêcher les envahisseurs barbares de leur prendre leurs terres et tuer leurs familles pour ne pas, en plus, avoir à réfléchir à ces histoires de religieux.
Donc, lorsque le peuple partait à la dérive, il suffisait d’une affirmation péremptoire du chef ou de l’un de ses serviles et proches serviteurs pour que s’installe cette crainte, d’autant plus solidement que les raisons profondes de cette peur née d’un terrible doute étaient impalpables.
A vrai dire, on ne sait pas exactement comment est né notre univers mais après pas mal de théories développées à ce sujet, une idée assez précise de la chose commence à se faire jour. Un fait est certain : nous sommes là, sur la terre, qui tourne autour du soleil, ça nous en sommes maintenant absolument sûrs et nous sommes sur une branche de l’évolution qui passe par le singe, n’en déplaise à certains esprits sectaires. Si nous nous regardons en détail et que nous nous comparons à ce cousin grimaçant il est assez étonnant de retrouver chez l’homme des mimiques et des comportements tellement proches des siennes que nous pouvons sans nous tromper affirmer que si Le singe a mis quelques millions d’années pour arriver au niveau où nous nous trouvons, au train actuel de son évolution il lui faudra beaucoup plus pour arriver à devenir un homme, à moins qu’il ne se détruise avant et avec lui la vie sur terre.
Depuis l’origine de l’humanité deux principales causes de tueries et d’horreurs de toutes sortes perpétrées par les hommes s’imposèrent sur terre. La première de ces causes fut l’appât du gain, la volonté de s’octroyer un maximum de biens de cette planète qui leur était offerte. La deuxième, la soif de pouvoir, fut la plus grave ; inspirée par l’abstrait, elle ne reposait bien souvent que sur le goût pervers d’imposer aux autres ses vues et ses règles. Des hommes ayant assez d’ascendant sur leurs contemporains mais n’apportant aucune preuve pour étayer leurs dires générèrent une quantité impressionnante de croyances diverses. Ainsi naquirent les sectes et les religions qui se mirent à gouverner le monde. D’autres se servirent simplement de la faiblesse de leurs semblables, criant ou frappant plus fort qu’eux, s’entourant de lâches et de profiteurs faisant régner sinon la terreur, au moins la crainte, ils inventèrent la dictature et s’allièrent bien souvent aux précédents afin d’asseoir leurs puissances respectives.
La grande perversité des religions fut de baser leurs règles sur le bien en instituant des lois strictes qu’en toute bonne logique nul ne pouvait contester, puis d’y inclure insidieusement de bonnes raisons pour faire le contraire de ce que cette loi imposait. L’homme simple fut obligé de se plier à ces nouveaux codes et feignit de ne pas voir ces incohérences. Suivirent donc des siècles puis des millénaires d’indescriptibles horreurs perpétrées au nom des Dieux représentant une grande partie des ingrédients composant la vie sur terre et dans l’univers ou du seul et unique Dieu dont plusieurs religions prétendent actuellement détenir les lois.
Ce même Dieu fut nommé différemment au gré des différentes langues, ce qui donna prétexte à certain religieux à affirmer que celui des autres n’était pas le bon et que ses adeptes étaient des infidèles, ceux d’en face répondant en les qualifiant d’impies. Combien de terribles guerres furent-elles menées au nom d’un même Dieu, vu différemment selon par exemple qu’on l’appelait DIEU ou bien ALLAH, termes qui ont pourtant exactement la même signification, ou encore YAHVE ou ELOHIM. Mais les combats ne se limitèrent malheureusement pas à ces deux grands courants religieux. Au sein même des religions se créèrent des clivages : Les Israélites restèrent fidèles à leurs lois attribuées à Abraham et ses descendants mais lorsqu’un certain Jésus fit parler de lui, un formidable mouvement se développa, regroupant ce qu’on appela les Chrétiens, membres d’une religion qui devait devenir la plus importante du monde : le Catholicisme. Jésus avait dénoncé quelques dérives de la religion juive de l’époque et apporta lui aussi ses lois beaucoup plus franches que ne l’étaient les anciennes règles et surtout totalement dépourvues de violence et de malignité. Ainsi dans tous les propos de Jésus il ne s’agissait que de bonté, rien n’autorisait à tuer, la vengeance était exclue et s’il se fâchait parfois ce n’était que pour chasser tous ces marchands qui profitaient d’une façon honteuse de la crédulité des pauvres gens, s’agglutinant autour du temple tout comme le font toujours les commerçants des villes saintes de nos jours. Lorsque quelques six cents ans plus tard un autre homme fit parler de lui, mais dans un tout autre registre, il n’apportait pas grand-chose de nouveau. Il venait confirmer les textes de la bible et développer une diatribe destinée au peuple juif qui, selon lui avait dénaturé et détourné à son avantage ces textes sacrés. Mahomet venait rappeler ce que DIEU avait dit à Abraham et sa descendance, critiquait beaucoup, indiquant la plupart du temps que DIEU parlait par sa bouche et s’en prenait avec force aux incroyants. La méthode était la même que depuis des milliers d’années : obtenir l’obéissance et le respects de la loi de DIEU par la crainte que pouvait inspirer un enfer tel qu’il le décrivait et tel qu’il était aussi décrit dans la bible. Ceci bien évidemment ne plut ni aux juifs ni aux chrétiens et une guerre sans fin commença, forgée en réalité par la haine féroce que se vouaient deux peuples n’étant jamais parvenus à vivre en parfaite harmonie. Les Chrétiens, oubliant la non violence prônée par Jésus, partirent donc chasser de Jérusalem ceux qui vénéraient ALLAH qui pourtant signifie DIEU en arabe (littéralement : la divinité). Bizarrement l’histoire des deux religions est basée sur exactement la même histoire, comprenant les mêmes héros : Adam et Eve, Abraham/Ibrahim, Noé, Moïse, Jésus/Issa, Marie etc. Que celui qui ne voit pas là le summum de la bêtise me jette la première pierre.
Donc les deux principales orientations religieuses du monde, l’Islam avec toutes ses variantes d’un côté et tout ce qui a rapport au Judaïsme et au Christianisme de l’autre se gargarisent depuis pas mal de siècles avec de grands livres qui sont la Torah/Pentateuque/ancien testament/Bible pour les plus anciens et les évangiles/nouveau testament et le Coran pour les plus récents. Les règles de base de ce dernier se réclamaient d’ailleurs de celles de l’ancien testament mais étaient assorties de nombreuses critiques qui, par la bouche du prophète Mahomet, dénonçaient les dérives introduites selon lui par les juifs. Si le Coran a bien été écrit ou plutôt dicté par Mahomet de son vivant, la bible, aussi bien en ce qui concerne l’ancien testament que le nouveau testament, n’a été écrite que bien longtemps après que les hommes dont elle relate l’histoire aient disparu. Toutefois, pour le nouveau testament on peut imaginer que la mémoire était assez vivace pour que les faits relatés soient retranscrits avec une assez grande fidélité car l’édition eut lieu moins d’un siècle après la mort des principaux acteurs. Les deux textes qui pourraient être comparés car racontés soit par le héros principal, soit par les proches sont le nouveau testament de la bible et le Coran. Les deux, bien que rédigés d’une façon différente, constituent un recueil de règles correspondant aux sociétés pour lesquelles ils avaient été écrits, à leurs habitudes et à l’époque de leur rédaction. Si ces écrits participèrent à élaborer la base des deux religions les plus prisées au monde, des sages, voulant bien avant eux instituer une sorte de code, avaient suggéré leurs lois et se partageaient l’attention du reste des communautés humaines de notre planète. Les textes du Veda devinrent l’hindouisme, Sidhâta Gautama avait créé le Boudhisme, Confucius, probablement inspiré par Lao Tseu, reprenant d’anciens textes Chinois avait essayé lui aussi de donner une règle à ses concitoyens et avait donné son nom au Confusianisme tandis que le dit Lao tseu, par le Taoisme tentait lui aussi d’indiquer la voie (le Tao). Pendant ce temps le Shintoïsme personnifiait chacun des éléments de notre univers proche ou éloigné. De tout temps donc des hommes ont tenté de définir des règles. Etait ce dans le but de rendre la vie de l’humanité plus calme et exempte de barbarie ? Pas toujours probablement mais avant l'avènement des grandes religions il était de toute façon difficile de trouver de la magnanimité et des règles de bon sens dans l’animisme et le polythéisme qui régnaient alors et dont les adeptes n’étaient pas particulièrement des tendres.
Mais après ce rappel succinct de l’historique religieux, revenons à nos principaux dogmes : l’Islam, ses deux familles principales sunnites et Chiites ainsi que toutes ses nombreuses dissidences et l’ensemble Judaïsme Christianisme avec lui aussi un nombre considérable de variantes. Pourquoi de ces deux tendances partant au demeurant d’excellents principes de base, l’homme ne retint-il finalement que tout ce qu’il ne fallait pas faire. Pourquoi s’ingénia-t-il, depuis l’origine des textes, à mettre la planète entière à feu et à sang au nom de ces écrits dont, pour certains comme l’ancien testament, nous ne connaissons même pas avec précision les origines ?
Lorsque nous ouvrons la bible nous y apprenons tout d’abord que Dieu créa le ciel, la terre, les plantes et les animaux en six jours et se reposa le septième. Tout cela tombe déjà bien mal. S’il faut bien admettre que les traductions peuvent être imprécises et que, compte tenu de ce que nous savons sur l’origine de l’univers et de notre petite planète, la traduction correcte serait «périodes» plutôt que « jours », il y a tout de même plus grave : Le repos de Dieu le septième jour qui constitue la première remarque irrévérencieuse de la bible concernant le créateur. En effet s’il est tout à fait légitime de croire en un Dieu, celui ci est « DIEU », donc, évidemment, il ne se repose pas. Comment pourrions nous imaginer que Dieu soit fatigué ? Une idée aussi saugrenue démontre que l’homme, qui a écrit ces textes, veut s’approprier la forme de Dieu.
Il faut ici mettre les choses au point au sujet de ce Dieu au nom de qui l’humanité s’est arrogé le droit de commettre tant de méfaits depuis l’origine du monde.
Le mystère de l’origine des choses inquiéta de tous temps les hommes. Ceux-ci, plutôt que de profiter de ce qui leur était offert en partageant tout ce qui était bon pour eux et en s’organisant pour ne pas subir trop durement les aléas de ce monde, se raccrochèrent à des théories et des affirmations de toutes sortes qui leurs permettaient de se trouver de bonnes excuses pour accomplir les méfaits les plus horribles. Le message de base de certains de nos anciens comme Jésus, Siddharta Gautama, Lao-Tseu ou encore Confucius était assez simples et précis pour qu’aucune interprétation malicieuse ne puisse le dénaturer mais il y eut toujours quelqu’un pour corrompre les autres textes soit en les maquillant, soit simplement par le biais d’une mauvaise traduction. La tromperie ne pouvait évidemment pas être décelée par les gens simples à qui ces textes interprétés par des religieux parfois pervers étaient adressés à fin d’exploitation. Quant aux autres, ils profitaient de la manipulation et entérinaient donc ces écrits falsifiés. En réalité, parmi tous les hommes qui ont écrit les nombreux textes parlant de Dieu, bien peu ont été honnêtes et la plupart furent et sont toujours de grands menteurs et des imposteurs.
La seule chose dont nous pouvons être absolument sûrs dans notre univers, c’est de notre parfaite ignorance de tout. Malgré cela, aussitôt que nous faisons un petit pas dans le sens de la connaissance nous croyons que plus rien ne nous échappe et que nous allons résoudre tous les problèmes demain. Nous affirmons, nous donnons des leçons, nous tranchons, tout cela sans aucun discernement, puis, quelques années plus tard les résultats de nos erreurs nous sautent à la figure et nous régressons d’un seul coup.
En ce qui concerne Dieu, l’homme ne sait rien de lui et ne peut rien en savoir. Il s’est toujours basé sur les affirmations de ses semblables et n’a agi qu’en fonction de ces dires et surtout de la crainte qu’ils lui inspiraient. De tout temps il a suffit qu’un chef de tribu, un mage ou un sorcier déclare que Dieu ou les ancêtres lui avaient parlé pour que toute la masse servile le suive et respecte sa loi, sans aucune réflexion, sans se poser la moindre question concernant la véracité de ses divagations, sans même avoir le moindre doute pourtant bien légitime dans la mesure où ils n’avaient pas constaté de visu le contact divin. Le grand mot pour ces grand prêcheurs, celui par lequel ils tiennent le monde entier, est la foi, la foi aveugle, non pas dans une entité née de la pensée de chaque individu mais dans une image unique dessinée par le « béni du seigneur », celui qui a eu l’immense privilège de recevoir les directives divines. Alors l’humanité entière a suivi aveuglément ces maîtres et accompli pour eux, au nom de ce Dieu qui leur était si mal présenté, les pires atrocités et les vilenies les plus basses.
Heureusement le monde des humains n’est pas fait que de haine et d’intolérance. La terre est malade, ses habitants aussi, mais si tout cela vivote encore c’est qu’un grand nombre d’esprits refusent ces modèles stéréotypés que nous ont fournis les différentes religions et se rendent bien compte que Dieu, quelle que soit sa forme, ne peut en aucun cas tremper dans tous ces errements. Ces esprits là, modestes et respectueux n’ont pas vu le divin avec leurs yeux, ne l’ont pas entendu avec leurs oreilles mais savent bien faire la distinction entre le bien et le mal et lorsque certains croient en Dieu ils savent bien que c’est lui qui les inspire et les accompagne dans tout ce que leur vie de chaque jour compte d’actes honorables. Eux ne se posent pas de question sur l’allure de ce Dieu ; peut-on même lui donner une forme? La bonté, la magnanimité, le pardon, l’entraide, la tolérance, la gentillesse, la pitié, la beauté, n’ont-ils pas mille visages ou ne sont-ils pas le reflet de mille vues de l’esprit et Dieu n’est-il pas tout simplement l’esprit général de tout ce qui est moralement beau? Ne pouvons nous pas voir tout simplement Dieu dans une simple fleur, dans le miroitement des rivières et l’entendre dans le bruissement des feuilles du peuplier se courbant joliment sous un doux zéphyr ?
D’ailleurs Dieu lui-même sait-il qui il est ? Il en est de même pour le démon qui ne sait peut-être pas qu’il est le démon. Il se pourrait bien que ce Dieu qui fit tant parler soit en partie dans l’homme qui en parla tant, mais malheureusement ce démon qui fut aussi l’objet de tant de discours et d’écrits est assurément dans le même être. Peut-être n’appartient-il qu’à l’homme de découvrir en lui le premier et de se débarrasser du second. Mais souvent sa vanité l’emporte et il préfère susciter la peur et user de la puissance que lui donne la crainte de chacun envers ce Seigneur qu’il façonne à son idée.
Je ne vais pas ici démonter mot à mot ce que beaucoup considèrent comme de saintes écritures mais il faut tout de même bien faire le constat de quelques inepties que l’on essaie de rentrer dans la tête de nos enfants depuis des millénaires. Je veux bien que ces textes soient simplifiés à l’extrême et qu’il faille extrapoler pour les comprendre mais alors pourquoi les différents groupes religieux distribuent-ils ces écrits pour être appris par coeur, rabâchés et encore rabâchés et pris au premier degré ? N’est-il pas terrible de voir ces enfants mentalement martyrisés, forcés de lire pendant des heures en ce balançant ridiculement, des textes qu’on ne leur demande que d’apprendre par cœur ? Ce que je signalais au sujet de la création est pris tel quel par tous et aucune question ne se pose car ce serait pour ces gens là une offense envers Dieu que de remettre en cause des textes aux origines pourtant très floues et aux multiples traductions. Mais sans aller bien loin dans le grand livre on trouve quantités de bizarreries. Comment peut on prendre au premier degré l’histoire d’Adam et Eve et de leurs enfants et comment la terre a t’elle pu se remplir si rapidement de groupes semblant ne pas avoir la même provenance et se combattant bien souvent. On a vraiment l’impression de générations spontanées. Lorsque l’on parle ensuite de demi Dieux nés de l’accouplement de femmes avec les fils de Dieu on peut légitimement se demander d’où viennent ces fils de Dieu et que font ces héros de l’antiquité dans l’histoire sainte qui se veut celle de nos origines (voir Coran et bible). Les esprits simples de l’époque où a été écrite la bible ont voulu nettement donner une apparence humaine à Dieu. Il est écrit qu’il se promène dans le paradis et que Adam et Eve, qui se cachent après leur premier méfait, entendent ses pas. Et puis Dieu parle tout au long de la vie de ces ancêtres, la parole est pourtant quelque chose de particulièrement humain et on pourrait espérer d’un Dieu qu’il suggère par l’esprit, quant au bruit de ses pas, il est difficile d’imaginer qu’un esprit tel que Dieu ait à marcher et que cela produise des sons. Il irait même, selon la bible, jusqu’à organiser une sorte de jeu pervers en ordonnant à Abraham de sacrifier son fils puis en lui arrêtant la main au dernier moment. Dans cet épisode on aurait tendance à croire au diable pour imaginer un acte aussi machiavélique. Mais tout le monde avale ça sans problème depuis des millénaires. On ne se rend même pas compte que même le sacrifice d’un animal était quelque chose de mal hérité des anciennes croyances mais gardé au sein de la nouvelle religion dans un but démagogique. Avant de passer au futur, parlons encore un peu de ce triste passé. Sans aller bien loin dans la bible on trouve l’histoire d’Abraham. Dieu qui aurait tout créé dans l’univers aurait un jour décidé qu’une alliance particulière existerait entre lui et le peuple d’Abraham pourtant issu de sa création au même titre que les autres, tous les peuples de la terre ne pouvant avoir que la même origine (d’après la bible) : Adam et Eve. Comment peut on imaginer qu’un groupe d’hommes particulier puisse bénéficier d’une plus grande faveur divine. Le racisme naquit donc probablement, entre autre, de ces écrits, mais comment un homme sain d’esprit, ayant une vraie foi, pourrait il imaginer que Dieu en soit à l’origine. On apprend aussi, dans ce grand livre, que Abraham ne pouvant avoir d’enfant avec sa femme Saraï se vit accorder par cette dernière le droit d’en faire un avec sa servante égyptienne Agar. Ainsi naquit Ismaël à qui Dieu, par l’entremise de sa mère qui le rencontra lorsqu’elle fuyait le courroux de Saraï, avait prédit une grande descendance. Mais là encore on peut lire le mépris et la haine entre les lignes. « Celui là sera un onagre d’homme » aurait déclaré Dieu à Agar (selon les auteurs de la bible). Le choix de l’animal aurait pu être plus judicieux, plus valorisant, mais là encore on ne peut voir que la main méprisante d’un écrivain xénophobe et en aucune façon la parole du créateur de toutes choses. Quant aux combines inventées par Jacob pour recevoir la bénédiction de son père Isaac à la place de son frère Esaü, on a peine à croire que cette histoire puisse avoir le moindre lien avec Dieu tant le niveau de bêtise et de malhonnêteté de ce passage est grand. Encore une fois nous ne pouvons voir là que perfides combines de l’homme
On peut imaginer tout un tas de bonnes ou de mauvaises raisons pour lesquelles il faut définir une règle. En ce qui me concerne, je ne parlerai que des règles liées à de bonnes raisons, les autres ne pouvant aboutir qu’au chaos. On peut les définir au nom de Dieu lorsqu’on est croyants mais si elles sont élaborées au nom d’un simple bon sens par des athées, c’est bien ainsi, l’important étant d’être le plus proche possible de la vérité de la conduite à tenir et des actes à accomplir dans notre monde. Mais si la règle est établie au nom de DIEU il faut bien en donner une définition.
Une chose est certaine : nous existons et tout l’univers autour de nous aussi. Notre petit cerveau, bien que génial dans sa conception, a du mal à imaginer cette existence et comment tout cela a pu arriver. Nous en sommes donc réduits à imaginer la présence d’un créateur et tant qu’à faire, comme de toute façon nous ne comprenons rien à la création, nous lui imputons tout cela de la manière la plus illogique qui soit : une génération spontanée. La science actuelle nous permet de savoir en gros comment c’est formé notre univers et de prévoir son évolution, mais subsiste toujours une importante question : d’où viennent l’énergie et la matière de l’origine ? Il est évidemment beaucoup plus facile de ne pas se poser la question et d’admettre ce qui a été écrit il y a pas mal de siècles par des gens aussi incultes qu’intéressés. Eh bien moi je ne sais pas mais je veux bien admettre qu’il existe une puissance universelle, un esprit général dont nous ne pouvons pas connaître les secrets, le degré d’évolution de notre petite tête étant très limité dans l’immédiat. Mais il est certain que l’existence des choses a forcément une explication. Nous ne sommes pas capables d’éclaircir ce mystère aujourd’hui car nous utilisons bien souvent nos capacités à des actions bien inutiles et néfastes à notre progrès. Mais peu importe que nous ayons aujourd’hui ou demain la connaissance, l’important est d’évoluer vers elle en gardant humilité et en respectant notre monde. Cette puissance, cette énergie, cet esprit peut-être, qui régissent toutes les lois de cet univers dans lequel nous évoluons, appelons les Dieu si cela nous chante, tant que nous considérons qu’il représente tout ce qui est bien pour la continuité et l’amélioration de ce qui nous entoure. Mais si nous ne voulons pas le nommer, voire si nous ne voulons absolument pas croire à quoi que ce soit ou à qui que ce soit, qu’importe, du moment que nous respectons au mieux toutes les lois élémentaires et faciles à comprendre de notre environnement. Tout est finalement très simple si nous ne nous occupons que de ce dont nous pouvons être absolument certains. « Patience dans l’azur » écrivit le poète et après lui le savant. Eh bien oui monsieur l’écrivain, eh bien oui monsieur le scientifique, patience, nous saurons tout un jour à la seule condition que nous ne nous détruisions pas avant.
En attendant, si ce Dieu fait partie de notre imaginaire, considérons le d’une manière tout à fait différente de ce que disent les principales religions monothéistes. Qui n’a pas un jour lu, entendu ou prononcé des prières ou chansons dont les paroles parlent de Dieu infiniment bon, infiniment aimable, miséricordieux, compatissant etc. Ces termes sont répétés cent fois dans la bible, les évangiles et le Coran ainsi que dans nombre de litanies de différents bords. Non seulement ces paroles sont fausses car ne pouvant s’attribuer qu’à des humains mais encore une fois on ne peut y voir que de l’irrévérencieux, s’agissant de « DIEU ». Comment Dieu pourrait-il être bon, il est la bonté, il ne peut être aimable, il est l’amabilité, il n’est pas lumineux, il est la lumière, il n’est pas miséricordieux, il est miséricorde. D’ailleurs la miséricorde n’existe pas chez Dieu puisque le pardon ne peut être que systématique. Peut-on dire de l’eau qu’elle est mouillée, du sel qu’il est salé, du sucre qu’il est sucré ? Non, l’eau est la référence de ce qui est mouillé, le sel est la référence de la saveur salée et le sucre est la référence de la saveur sucrée. Si l’on croit en Dieu, c’est ainsi que l’on doit le voir et si l’on ne croit pas, contentons-nous de vivre sans haine et dans la bonté et l’amabilité la plus parfaite car l’homme, lui, peut et DOIT être bon et aimable (et miséricordieux). Une autre entité fait beaucoup parler d’elle depuis des lustres : le démon. Assurément, bien que son existence soit très contestable, puisqu’on voit mal sa place dans la création, l’homme se complait dans la recherche de son image et dans sa concrétisation, il devient même chez certains une sorte de succédanée de Dieu, les excusant dans l’exécution des plus terribles méfaits. Si le démon existait, il affirmerait qu’il est Dieu ou « bien pensant », et s’insinuerait au sein des religions toutes entières à sa dévotion. C’est exactement ce qu’ont fait depuis des siècles certains religieux dont la seule volonté fut d’instaurer puis de maintenir sur terre un climat de haine permanente. Heureusement d’autres adeptes de ces mêmes religions ont respecté les règles qu’ils prônaient, rétablissant périodiquement l’équilibre que les autres s’acharnaient à briser.

A SUIVRE...



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Pardon ?

Posté le 30.04.2007 par ellifalniala
Voila, si j'ai bien compris comment ça marche, je n'ai plus qu'à écrire mon texte et il sera lisible par tous.
J'avais prévu d'envoyer le produit de mes pensées à quelques éditeurs mais après avoir procédé à la protection de mes textes dans l'organisme prévu à cet effet puis mis mon manuscrit sous enveloppe je n'ai pas osé le poster. Quelques temps plus tard j'ai repris mes écrits qui, comme à chaque fois, m'ont paru dignes de nouvelles corrections. C'est ainsi que j'en suis aujourd'hui à les publier sur internet. en espérant obtenir de quelques courageux lecteurs la critique encourageante tout en redoutant toutefois d'être sévèrement censuré.
Je vais tenter de placer ici chaque jour une partie de mes divagations. Aujourd'hui vous n'aurez droit qu'au prologue mais il est tard et je crois qu'il est temps pour moi d'aller me coucher. A vous, l'inconnu qui consentirez à me lire je souhaite une excellente lecture.

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PROLOGUE

PARDON ? Après avoir commencé à écrire les pages qui suivent Je me dis qu’un jour il faudrait bien que je trouve un titre à cette accumulation de pensées mais décidai qu’il serait bien temps de chercher lorsque j’aurais écrit la dernière ligne. J’aurais pu me triturer les méninges pour en sortir quelque chose qui soit plus à la mode, plus percutant, plus…. Je ne sais quoi. Mais les premières images de l’attentat du 11 septembre 2001 à New York m’inspirèrent tout de suite ce titre. La première réflexion à me venir à l’esprit fut : Comment allons nous pouvoir pardonner à ceux qui ont fait cela ? Du coup un grand sentiment de pitié m’envahit. Mais bizarrement cette pitié n’était pas dirigée vers les victimes mais vers les bourreaux, vers ces fous irresponsables embrigadés dans un système à fabriquer les terroristes. Comment les familles de tous ces innocents disparus injustement et comment le monde entier allaient pouvoir accorder leur pardon à ces quelques assassins ridicules et à ceux qui les avaient guidés jusque là ? Je n’avais plus à chercher, le titre serait une question dont le lecteur pourrait peut-être trouver la réponse dans les quelques pages qui suivent. Il faudrait qu’en parcourant ces quelques lignes on puisse trouver la clef du code qui explique pourquoi du même enfant on peut faire un Ben Laden ou un abbé Pierre.
Vous qui vous lancez dans la lecture de ma prose, ne cherchez pas à lire entre les lignes, il n’y a pas de faux semblant, d’allusions particulières dans ces textes. Je n’ai rien contre la religion et les religieux, j'ai horreur du racisme primaire et de toutes les formes de xénophobie. J’ai vécu ma jeunesse dans une école catholique où j’ai côtoyé la vraie sainteté, la plus simple, celle de sœur Thérèsa ou de l’abbé Pierre. Parmi mes saints à moi il y avait l’abbé Geysel ? dit « la gazelle », revenu si marqué dans son coeur comme dans sa chair du bois de la Gruerie entre autres combats sanglants et qui passait son temps à courir d’hôpitaux en salles de cours pour soulager et instruire. L’abbé Martin, lui, partageait son temps entre ses élèves parmi lesquels j'occupais une place de choix, bien au chaud près d'un radiateur du fond de la classe, ses trouffions dont il était l'aumônier et le mouvement coeurs vaillants qui me permit de développer mon goût pour la nature et le camping. L’abbé Cattet, tout simplement sévère mais juste cachait sous son imposante stature le coeur d'un enfant qui cherchait peut-être encore sa vérité. L’abbé Baudelot, Jules pour les intimes et les garnements moqueurs dont je faisais partie, partageait sa triste chambrette avec ses chats et utilisait le temps libre entre les cours pour organiser ce que l'on appelait la conférence de Saint Vincent de Paul dont le but était de venir en aide aux plus pauvres. Grâce à ce dernier saint de ma jeunesse j'appris que l'homme pouvait descendre si bas dans la déchéance physique et morale qu'il lui était absolument impossible de revenir à la surface sans un peu d’aide. J'appris aussi que certains exemplaires de ce mammifère soi-disant évolué pouvaient évoluer toute leur vie à quelques mètres de la misère la plus noire en l'ignorant complètement, tournant à chaque instant la tête pour ne pas rencontrer son regard. En compagnie de mes copains Constant, Jean, Patrick et bien d’autres, j'allais porter à une "petite vieille" habitant à deux pas de l'école, le kilo de sucre et les quelques boulets de charbon destinés à lui permettre de survivre quelques jours en hiver. La première fois ce fut un choc de la voir m'éclairer le petit coin de placard où je devais déverser le charbon. Elle tenait sa petite lampe à l'envers et ne s'en apercevait pas. Elle était aveugle et vivait seule dans cette petite pièce tenant lieu de remise, chambre à coucher, salle de bains, cuisine, elle ne se plaignait pas et voulait même nous offrir une petite friandise avant que nous repartions. Cette vieille dame, elle aussi a contribué, par sa dignité, à me faire grandir dans le respect des autres, il faut donc que je lui rende aujourd'hui ce qu'elle m'a donné en la classant parmi mes saints à moi. A ceux là qui ont si bien su seconder mes parents et modeler avec eux l'homme que je suis maintenant pour que je reste dans une voie acceptable bien qu’imparfaite, j'envoie un immense merci et je les implore de m'accorder le pardon pour tous les désagréments que le jeune et turbulent élève que j'étais a pu leur causer, ignorant les trésors de bonté au milieu desquels j'évoluais chaque jour.
Tout ce que vous pourrez lire dans les pages qui vont suivre vous paraîtra peut-être utopique mais le caractère principal d’une utopie n’est-elle pas le fait qu’elle est éphémère ? Je pense pour ma part qu’une utopie dont on parle n’en est déjà plus vraiment une, je n’en veux pour preuve que les écrits de Jules Vernes qui se sont révélés en un siècle des vérités sans cesse dépassées.
Pour la plupart, mes utopies peuvent devenir réalités en un bref un instant, celui nécessaire pour jeter un fusil à terre, serrer une main, donner un baiser, s’asseoir à une table, refuser la guerre et toutes les violences, se mettre au travail, éclater de rire, plaisanter, aimer, aider, protéger, rêver.


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